Joachim Weingart
Né à Drohobytch en Pologne, ce n’est qu’en 1925 que Weingart arrive à Paris, après avoir connu un certain succès pour ses expositions dans sa patrie où il avait commencé ses études de peinture en 1912 à l’École des Arts Appliqués de Weimar, avant de se rendre à Vienne pour y suivre les cours de l’Académie des Beaux-Arts. À Berlin, il bénéficie ensuite des conseils d’Archipenko. Carol Katz, un industriel et mécène, décide de soutenir le peintre.
Lorsqu’il arrive à Paris en 1925, il s’installe à Montparnasse avec l’artiste Zygmunt Menkes. Il se lie d’amitié avec les peintres Léon Weissberg et Alfred Aberdam ; ensemble ils forment le Groupe des Quatre. Joachim Weingart ne rencontre pas immédiatement le succès. Il s’inscrit à la Société des Artistes Indépendants en janvier 1926. Il est repéré par le marchand René Gimpel ce qui lui confère quelques succès. Les malheurs qu’il connait dans sa vie conjugale influencent profondément l’évolution de sa carrière. Après plusieurs dépressions, il est hospitalisé mais continue à peindre des toiles parmi ses plus belles œuvres jusqu’à la déportation en juillet 1942.
Weingart est un peintre expressif et coloriste. Les natures mortes, portraits, paysages, nus féminins et scènes d’intérieur sont des sujets qu’il affectionne tout particulièrement. Ses œuvres sont caractérisées par leur matérialité, leur texture et un sentiment de douceur, d’intensité mêlée à une solitude existentielle. En 1934, il commence à réaliser des dessins au fusain, excellent dessinateur, le trait est vif et saisit immédiatement une atmosphère, un tempérament.
Joachim Weingart participe à plusieurs expositions collectives, la première à lieu Lwow en 1912. Il a entre autres participé à Paris au Salon d’Automne en 1924, au Salon des Indépendants en 1926 et en 1929, et à l’exposition Internationale de 1937. Il ne réalise qu’une seule exposition personnelle, à la Jewish Association for the Promotion of Fine Arts à Varsovie en 1932.